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Moteur de recherche

Les moteurs de recherche, ce n’est pas que Google !

Google reste le point d’entrée de près de 9 recherches sur 10 en France. Pourtant, la façon de chercher sur le web n’a jamais autant changé : Bing alimente Copilot, Ecosia et Qwant ont lancé leur propre index européen, et une part croissante des questions est désormais posée directement à ChatGPT, Gemini ou Perplexity. Depuis le 22 juillet 2026, Google lui-même répond avec des Aperçus IA et un Mode IA en France.

Dans cet article, nos experts SEO et GEO Foxglove font le point sur les moteurs de recherche qui comptent vraiment en 2026 : les généralistes, les alternatives respectueuses de la vie privée, les moteurs européens et les nouveaux moteurs de recherche IA. Un sujet au cœur de notre accompagnement GEO, qui aide les marques à être citées par ChatGPT, Gemini ou encore Perplexity.

1. Google, le leader incontesté

Google conserve une position ultra-dominante. À l’échelle mondiale, sa part est toutefois passée de 91,4 % en octobre 2022 à 89,9 % en septembre 2026, au profit de Bing et des moteurs alternatifs. Avec 88 % des recherches en France, Google reste le moteur de référence, et la cible prioritaire de toute stratégie SEO. Son moteur a beaucoup changé depuis 2022 : résultats enrichis, Google Discover, Lens pour chercher à partir d’une image et, depuis l’été 2026 en France, les Aperçus IA (résumés générés en haut des résultats) et le Mode IA, une recherche conversationnelle fondée sur Gemini. Pour les sites, ces nouveautés changent la donne : une page peut être bien positionnée et recevoir moins de clics, car l’internaute trouve sa réponse directement dans le résumé IA. Être cité comme source dans ces réponses devient un objectif à part entière.

Ce que nous observons sur notre propre site : Cet article en est lui-même la preuve. En un an, il est passé de la 21e à la 11e position moyenne sur Google, et ses impressions ont progressé de 50 %. Pourtant, il reçoit 14 % de clics en moins : son taux de clic moyen est passé de 1,8 % à 1,0 %. Mieux classé, plus vu, mais moins cliqué. Une tendance que nous observons aussi chez nos clients depuis l’arrivée des réponses IA de Google en France. (Source : Google Search Console, juillet-septembre 2026 vs 2025)

Utiliser une alternative : quelques moteurs de recherche concurrents

2. Bing, le moteur qui alimente l’IA de Microsoft

Deuxième moteur en France avec 5,5 % de parts de marché, Bing est souvent sous-estimé. Son influence dépasse pourtant son audience directe : son index alimente Copilot, l’assistant IA de Microsoft intégré à Windows et Edge, ainsi que plusieurs moteurs alternatifs comme Yahoo! ou DuckDuckGo. Être bien indexé sur Bing, c’est donc aussi être visible dans une partie des réponses IA.

3. Yahoo!

Yahoo! détient encore 2,8 % des recherches en France, porté par son portail d’actualités et sa messagerie. Ses résultats de recherche sont fournis par Bing : optimiser son site pour Bing revient donc à optimiser pour Yahoo!.

4. Baidu

Premier moteur en Chine, Baidu est incontournable pour toute marque qui vise le marché chinois. Il répond à des règles SEO propres : contenu en chinois simplifié, hébergement idéalement en Chine et contraintes réglementaires spécifiques.

5. Yandex

Yandex reste le moteur dominant en Russie et dans plusieurs pays russophones (1,3 % des recherches mondiales). Son usage est aujourd’hui marginal pour les entreprises françaises, sauf stratégie spécifique sur ces marchés.

Ces moteurs européens, éthiques et respectueux de la vie privée

6. Ecosia, le moteur qui plante des arbres

Ecosia reverse ses bénéfices à des projets de reforestation : il a franchi le cap des 250 millions d’arbres plantés en avril 2026. Avec 1,3 % des recherches en France, c’est le premier moteur alternatif « éthique » du pays. Grande nouveauté depuis 2025 : Ecosia s’appuie de plus en plus sur son propre index européen, construit avec Qwant (voir ci-dessous), plutôt que sur Bing.

7. Qwant, le moteur français

Créé en France, Qwant met en avant la protection des données : pas de pistage publicitaire ni de profilage des utilisateurs. Il détient 0,9 % des recherches en France. Avec Ecosia, Qwant a créé la coentreprise European Search Perspective (EUSP) et son index Staan, qui sert des résultats aux internautes français depuis août 2025. L’objectif : un moteur européen indépendant des géants américains. Qwant propose aussi Qwant Junior, une version sécurisée pour les enfants.

8. DuckDuckGo

DuckDuckGo est la référence internationale de la recherche sans pistage (0,8 % des recherches en France). Il ne conserve pas d’historique de recherche et propose aussi un navigateur et des assistants IA accessibles de manière anonyme. Ses résultats s’appuient en grande partie sur Bing.

Intégré au navigateur Brave, Brave Search a la particularité de reposer sur son propre index indépendant, et non sur Google ou Bing. Il propose également des réponses générées par IA en haut des résultats.

10. Startpage

Startpage affiche des résultats issus de Google, mais sans transmettre l’adresse IP ni les données personnelles de l’internaute. Il permet aussi de consulter les pages via un mode « Vue anonyme ». Une bonne option pour qui veut la pertinence de Google sans le pistage.

11. SearXNG et MetaGer, les métamoteurs

SearXNG (successeur de SearX) est un métamoteur libre et open source : il interroge plusieurs moteurs en même temps et agrège leurs résultats, sans pistage. Chacun peut l’installer sur son propre serveur. MetaGer, développé par une association allemande, fonctionne sur le même principe.

12. Swisscows

Basé en Suisse, Swisscows mise sur la confidentialité et le filtrage des contenus violents ou pour adultes, ce qui en fait une option appréciée des familles et des écoles.

 

Les moteurs de recherche IA

C’est le grand changement depuis la première version de cet article en 2022 : une partie des recherches ne passe plus par une liste de liens, mais par une réponse rédigée par une IA, qui cite (ou non) ses sources. Ces outils ne remplacent pas encore Google, mais ils captent déjà une part des questions informationnelles et des comparaisons avant achat.

Selon Similarweb (juin 2026), la répartition du trafic entre assistants IA évolue vite : ChatGPT reste en tête mais passe de 76 % à 53 % du trafic en un an, tandis que Gemini grimpe de 9 % à 27 %. Ces chiffres mesurent les visites sur les sites des assistants, pas des parts de marché de recherche.

ChatGPT, d’OpenAI, intègre une fonction de recherche web qui produit des réponses accompagnées de liens vers les sources. C’est l’assistant IA le plus utilisé, et donc le premier « moteur génératif » où les marques cherchent à être citées.

14. Perplexity

Perplexity s’est positionné dès le départ comme un « moteur de réponses » : chaque réponse est construite à partir de sources web clairement numérotées. Très utilisé pour la veille et la recherche professionnelle, il met particulièrement en avant les sites qu’il cite, ce qui en fait une source de visites qualifiées.

15. Gemini et le Mode IA de Google

Gemini est l’assistant IA de Google. Il alimente aussi les Aperçus IA et le Mode IA, disponibles dans la recherche Google en France depuis le 22 juillet 2026. Le Mode IA permet de poser des questions longues, d’enchaîner les relances et de chercher à partir d’une image ou d’un fichier.

Et Copilot, Claude ou Meta AI ? Copilot (Microsoft) s’appuie sur Bing, Claude (Anthropic) et Meta AI intègrent aussi la recherche web. Tous suivent la même logique : répondre directement, en citant un nombre limité de sources.

Ce que ça change pour les sites : être cité dans ces réponses obéit à des règles proches du SEO (contenus clairs, structurés, fiables), mais aussi à des signaux de réputation : mentions dans la presse, avis, comparatifs. C’est ce qu’on appelle le GEO (Generative Engine Optimization).

 

Quels moteurs comptent pour votre visibilité ?

Pour une entreprise française, la question n’est pas de choisir un moteur, mais de savoir où concentrer ses efforts. Notre recommandation :

  1. Google d’abord. Avec 88 % des recherches, il reste la priorité absolue. Et avec les Aperçus IA, l’enjeu n’est plus seulement d’être bien classé, mais d’être cité dans les résumés générés.
  2. Bing ensuite. Un petit effort (Bing Webmaster Tools, sitemap, IndexNow) pour une visibilité qui s’étend à Yahoo!, DuckDuckGo et Copilot.
  3. Les moteurs IA en parallèle. ChatGPT, Perplexity et Gemini influencent déjà les décisions d’achat et le choix des prestataires. Y être cité demande des contenus structurés, des preuves d’expertise et une réputation solide en dehors de votre site.
  4. Les moteurs européens à surveiller. Leur audience reste modeste, mais l’index d’Ecosia et Qwant progresse : vérifiez que votre site y est bien indexé.

En pratique, ces quatre chantiers reposent sur les mêmes fondations : un site techniquement sain, des contenus qui répondent précisément aux questions de vos clients et une autorité reconnue dans votre domaine.

Vous voulez savoir si votre site est visible sur Google et cité par les moteurs IA ? Nos experts seniors analysent votre visibilité SEO et GEO.

 

FAQ

Oui, Qwant. Depuis août 2025, il partage avec l’allemand Ecosia un index de recherche européen, Staan, développé pour réduire la dépendance aux moteurs américains.

DuckDuckGo, Qwant, Startpage, Brave Search et les métamoteurs comme SearXNG ne pistent pas leurs utilisateurs à des fins publicitaires. Startpage permet en plus d’obtenir les résultats de Google sans transmettre ses données.

Pas au sens classique, mais sa fonction de recherche web en fait un outil de recherche à part entière : il répond directement à la question et cite ses sources. Avec Perplexity et Gemini, il fait partie des « moteurs de recherche IA ».

Google reste la priorité, mais Bing mérite un minimum d’attention, car il alimente Yahoo!, DuckDuckGo et Copilot. Et la visibilité dans les moteurs IA se travaille désormais en parallèle du SEO.

Sources

Auteur/autrice

  • Rémy est un consultant SEO senior et expert SEO netlinking / technique / sémantique. Passionné par l’étude des algorithmes, l’automatisation, la création d’outils de développement web et de mise en réseau. Fort de plus de 20 ans d’expérience en SEO, il a rejoint Foxglove en 2020 après avoir évolué dans des secteurs et environnements particulièrement concurrentiels, notamment l’assurance, les agences SEO et le cashback.

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