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Google SGE et risques pour le SEO

Google SGE sonne-t-il la fin des haricots ?

On ne va pas se mentir, la Search Generative Experience (SGE de son petit nom) est un vrai bouleversement sur les résultats de recherche de Google. Passage obligé pour rester dans l’air du temps, cette fonctionnalité venue concurrencer ChatGPT aura un impact sur la visibilité organique plus classique. Revenons en détail sur ces risques, et surtout comment les minimiser.

L’IA générative est-elle un vrai risque pour le SEO ?

La réponse est oui ! Mais un risque mesuré. SGE ne signe en aucun cas la fin du SEO sur Google. Les référenceurs ont déjà connu de nombreux bouleversements, qui à chaque fois attiraient leur lot de cassandres criant la fin du référencement naturel. Adwords à ses débuts, le Knowledge Graph, la position zéro, sans compter les très nombreuses fonctionnalités de la SERP comme Google Flight par exemple… Les résultats organiques se trouvent régulièrement relégués sous la ligne de flottaison.

Pourtant, le SEO continue de fonctionner. Il apporte toujours du trafic, qualifié qui plus est. Certes, nous nous battons au sein d’une même page contre diverses features qui détournent l’attention des utilisateurs, mais pour autant la traditionnelle liste de liens bleus continue d’attirer des clics.

Cela peut s’expliquer par deux raisons. D’une part, quand les gens font une recherche sur Google, c’est traditionnellement pour trouver un site web pertinent. D’autre part, tout comme les autres fonctionnalités énoncées plus haut, SGE ne s’affiche que dans certains contextes.

Le chatbot se déclenche principalement quand l’intention de recherche est informationnelle. Ainsi, pour toute requête commerciale ou transactionnelle, vos principaux concurrents restent et resteront Google Ads et Google Shopping.

Quel impact sur la recherche organique et le taux de clic ?

Il est aujourd’hui trop tôt pour avoir des conclusions définitives, les études sérieuses sur le sujet demandant du temps. Mais nous avons malgré tout déjà quelques éléments de réponse.

Tout d’abord, nous prenons conscience que les résultats de recherche ne changent pas tellement avec ou sans SGE. Cela signifie que la visibilité des résultats organiques reste significative. Cela s’explique simplement. Google, dans une élégance rare, nous fait l’honneur de ne pas déployer son chatbot par défaut. Autrement dit, il faut cliquer sur un bouton pour voir obtenir des réponses :

Google SGE

Cet exemple est très parlant, car nous voyons que notre principal concurrent reste encore et toujours celui en position zéro, et non SGE. Ce n’est qu’en cliquant sur “Generate” que l’on peut voir le moteur de réponse s’enclencher. Il attire ainsi les internautes qui souhaitaient de base une réponse dans les SERP, et non sur un site externe. Ceux venus chercher des liens n’ont pas leur attention détournée.

La communauté SEO fait ainsi part de premiers résultats très contrastés. Les tests effectués parlent d’une réduction potentielle du trafic organique qui oscille entre 18% et 64%. L’écart est tellement élevé entre les études que nous pouvons facilement conclure que Google effectue de nombreuses expérimentations dans les pays où il est déployé.

Nous pouvons toutefois faire des prévisions sur l’impact qu’aura cette mise à jour sur les résultats organiques. Comme les pages en première position sont considérées comme les meilleures par Google, elles ont plus de risques de voir leur contenu utilisé comme source par la SGE.

Mais être une source sur la Search Generative Experience est-il vraiment un problème ?

Comment minimiser les risques ?

S’il existe de nombreuses manières de minimiser les risques, concentrons-nous sur la principale. Le meilleur moyen de lutter contre SGE est de devenir l’une de ses sources. Contrairement à ChatGPT, le chatbot de Google est transparent sur les pages web qu’il exploite. Comme vous pouvez le voir dans l’exemple ci-dessous, les sources sont très facilement cliquables :

Google SGE

Mais alors comment faire pour rejoindre le cercle très serré des trois liens visibles à droite de notre exemple ? Le premier réflexe est d’étudier la concurrence présente dans ces sources. Le texte est-il écrit d’une certaine manière ? Les pages sont-elles architecturées d’une manière particulière, ont-elles une mise en forme spécifique ? Typiquement, nous savons que les positions zéro sont plus faciles à générer avec des listes à puces, car Google les comprend facilement. Les données structurées peuvent aussi aider en ce sens.

N’oublions pas également la grande tendance actuelle, officialisée par la Helpful Content Update : privilégiez du contenu à haute valeur ajouté. Apportez des informations originales, que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, rédigées avec une syntaxe et une orthographe irréprochable. Et comme SGE ne se déclenche que sur des questions très précises, n’hésitez pas à faire de la longue traîne !

Bien entendu, vous devez aussi veiller à la santé générale de votre site d’un point de vue SEO. Continuez à appliquer des optimisations pour accroître l’autorité de votre domaine et la crawlabilité de votre site ! Le travail que vous faites sur le référencement global de votre site trouve aussi une résonance dans la SGE. Vos efforts ne sont donc pas vains…

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