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Pogosticking sur Google

Le pogo sticking revient à la mode, mais pas pour de bonnes raisons

Mais que vient faire un bâton sauteur dans un blog consacré au SEO ? On ne peut pas dire que cette invention des années 1920 soit en adéquation avec le monde numérique que nous connaissons. Pourtant, le pogo sticking (son doux nom anglais) est bien une notion de référencement.

Nous allons voir ensemble en quoi cela consiste exactement, comme le titre de cet article vous le promet. Mais plus encore, étudions ses causes, ses conséquences, et comment s’y prémunir. Sans mauvais jeu de mot, sautons dans le grand bain !

Comprendre le pogo sticking

La métaphore est plutôt pertinente : le pogo sticking est un terme utilisé pour décrire le comportement d’un utilisateur qui revient en arrière juste après avoir cliqué sur un lien dans les résultats des moteurs de recherche, et “sautille” d’un site à l’autre.

Même s’ils attestent d’un comportement similaire, il ne faut pas confondre pogo sticking et taux de rebond. Ce dernier est une métrique que l’on étudie du point de vue du site web, et non d’un moteur de recherche. Traditionnellement, on voulait réduire au maximum le taux de rebond, mais cette notion est devenue obsolète et a disparu de la nouvelle version de Google Analytics. Un taux de rebond n’est pas forcément négatif. Celui de Wikipédia est élevé, car il répond directement sur la page référencée à la question que se posent les internautes.

Le pogo sticking, lui, est un indicateur plus explicitement négatif. L’internaute ne se contente pas de quitter la page après l’avoir lue : il revient en arrière pour chercher un meilleur résultat. Il y a donc un problème de rétention.

Les causes du pogo sticking

Le pogo sticking s’explique par plusieurs raisons.

Tout d’abord il y a un facteur externe. Si votre Title ou votre Meta Description sont trompeuses, vous ferez forcément des déçus une fois arrivés sur votre site. La transparence paie, donc ne faites pas n’importe quoi !

Cela dépend aussi de votre choix préliminaire du mot-clé à travailler. Si vous en avez sélectionnés à fort volume mais pas totalement adaptés à votre thématique, vous allez vous retrouver dans cette même situation. D’où l’intérêt d’être honnête et constructif dès le travail de recherche de mots-clés.

Toutefois les causes sont avant tout internes à votre site. Ne faites pas l’erreur de proposer un contenu clickbait, très décevant une fois affiché, car vous pouvez être sûr que la personne ira ailleurs. Le taux de clics c’est bien beau, mais si vous ne pensez pas à la rétention de vos utilisateurs vous ne gagnerez rien !

Bien entendu il y a aussi une question de performance technique : si votre site a un temps de chargement trop long, les gens vont partir avant même de lire votre contenu. La limite absolue à ne pas franchir en terme de lenteur sont 2 secondes. Oui, cela semble court dit comme cela, mais quand vous êtes devant une page web, la perception du temps n’est pas la même.

L’expérience utilisateur a également un rôle énorme, et ce sur de nombreux plans. Voici les pièges à éviter :

Des publicités trop intrusives ou trop nombreuses (évitez absolument le sapin de noël !)

Publicité intrusive

Un site incompatible avec le format mobile, et donc illisible pour la majorité de vos visiteurs :

Site non responsive

La barrière d’un popin d’abonnement, très courant dans le secteur de la presse :

Popin abonnement

Enfin, il existe des causes plus subtiles, ce qui les rend plus fourbes. Une information trop fouillie, cachée, mal thématisée est aussi facteur de pogo sticking. Évitez les pavés de textes indigestes et utilisez la technique rédactionnelle de la pyramide inversée. Le fond de votre propos doit être tout au-dessus, comme pour une page Wikipédia. Et si vous avez trop de choses à aborder dans un seul texte, c’est peut-être parce que vous n’avez pas assez scindé vos pages. N’oubliez pas cette règle tacite du SEO : un sujet = une page.

Quelles sont les conséquences d’un pogo sticking ?

Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, le phénomène de pogo sticking n’est pas tellement inquiétant d’un point de vue SEO. John Mueller, l’un des principaux porte-parole de Google Search, se veut rassurant à ce sujet. Revenons sur ses arguments, assez convaincants.

Les algorithmes de Google utilisent de très nombreux signaux comportementaux pour juger de la popularité réelle d’une page. Le problème du pogo sticking, c’est qu’il peut traduire des intentions très différentes, et celles-ci ne témoignent pas nécessairement de l’insatisfaction d’un internaute. Celui-ci peut chercher plusieurs sources d’informations pour un sujet donné, ou tout simplement étudier les propositions de plusieurs entreprises. C’est pour cette raison que Google juge ce type d’interaction avec prudence.

Comment réduire le pogo sticking ?

Bien entendu, il faut en premier lieu corriger tous les problèmes dans le paragraphe consacré.

Nous vous recommandons ainsi :

  • De travailler des mots-clés cohérents avec votre activité
  • De pas avoir de balises Titles et Meta Descriptions trompeuses
  • D’optimiser votre site pour que vos pages chargent en moins de 500 ms
  • D’être mesurés et constructifs sur l’affichage de publicités
  • De rendre le design de votre site compatible mobile
  • D’éviter les popin trop intrusifs, même pour pousser à l’abonnement
  • De bien structurer votre contenu, voire de scinder certaines pages

De manière plus générale, et nous rejoignons ainsi le dernier point évoqué, le contenu est roi. Comme d’habitude en SEO vous me direz… La déception quant à la qualité de votre propos vous fait perdre en crédibilité au profit de la concurrence. Il est donc très important de ne pas rédiger juste pour votre référencement. Faites-le avant tout dans une logique de rétention et conversion.

Appliquez la recette habituelle : proposez des textes originaux, des informations à forte valeur ajoutée et adaptées aux personas que vous visez. Si c’est un blog, incorporez un peu plus de subjectivité. Si l’on sent votre patte, vous avez tout gagné. Votre proposition est unique, humaine et donne envie de revenir.

Plus qu’une question de forme, l’enjeu est dans le fond. Si votre page web répond au besoin de l’internaute, alors vous réduisez drastiquement le risque de le voir partir. Pour cela, vous devez garder en tête l’intention de la requête qui a mené à cette page. Était-elle informationnelle ou commerciale ?

Dernier point, qui semble un détail mais n’en est pas un… Votre site est-il accueillant ? Son design est-il suffisamment engageant ? On a toujours jugé un livre à sa couverture, il en va de même sur internet. Ce qui peut sembler un détail pour vous peut en réalité tout changer. Demandez à votre entourage ! S’ils jugent le site trop vieillot, il serait peut-être temps de penser à une refonte

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